BREVE HISTOIRE DU NAGINATA
ACTUALITE
LIENS ET BIBLIOGRAPHIE
NAGINATA IDF
PRATIQUE ET MATERIEL
C’était une arme très dangereuse, aussi bien utilisée par les fantassins que par les cavaliers. Elle complétait l’équipement des samurai, et était l’arme principale des redoutables moines guerriers Sohei. La rumeur désigne souvent la Naginata comme une arme essentiellement féminine, alors qu’en fait, les femmes nobles qui avaient leurs châteaux à défendre en l’absence du seigneur, et qui participaient aussi parfois aux batailles, l’adoptèrent parce qu’elle tenait l’adversaire éloigné et qu’il faut pour manier une Naginata, plus d’adresse, de vitesse dans le déplacement que de force pure. La longueur, la forme et le poids des Naginata varient selon les époques et aussi selon la morphologie de celui qui les maniait.
LE NAGINATA MODERNE (la discipline)
Le qualificatif “moderne” accolé au nom d’une discipline martiale japonaise très ancienne est pour le moins surprenant. La fédération Japonaise l’a choisi pour différencier deux formes de Naginata : d’un côté les pratiques ancestrales et immuables des multiples “Ryu” (“école” ou “tradition”) de Naginata encore très vivantes au Japon ; de l’autre les entraînements toujours en relation avec la tradition mais qui conduisent peu à peu à la dimension sportive des compétitions.
La fédération Japonaise de Naginata, la « Zen Nihon Naginata Renmei » - ZNNR - a été créée en 1955. Sakakida Yaeko, Tokunaga Chiyoko, Mitamura Chiyo qui fut la 15e Héritière de la tradition Tendô-ryu et Sonobe Hideo 15e Héritière de la tradition Jikishinkage-ryu se rassemblèrent avec d’autres maîtres de différentes Ryu afin de construire ensemble une technique englobant les principes de base de chaque école, et créer ainsi une pratique moderne unifiée, standardisée.
L’enseignement du Naginata devint uniforme dans tout le Japon, ce qui facilita les rencontres entre les Dojo et l’entrée officielle de la discipline dans les écoles et les universités. Le Naginata fut alors officiellement reconnu comme sport universitaire.
DEVELOPPEMENT DU NAGINATA MODERNE AU JAPON
Les premiers pratiquants du Naginata moderne furent uniquement des jeunes femmes. Jeunes filles, elles l’étudiaient au collège et au Lycée, puis à l’université, pendant que leurs homologues masculins étudiaient le Kendo ou le Judo. Elles abandonnaient ensuite quasi-systématiquement les Dojo quand elles se mariaient. Les hommes, eux, regardaient de loin une discipline dirigée par des femmes. Ils avaient du respect pour l’arme et la discipline, mais ne venaient pas pratiquer. C’est à cette époque que la pratique du Naginata eut la réputation d’être exclusivement féminine.
Au Japon, après un creux d’une dizaine d’années, le Naginata fit un bond en avant quand les premières pratiquantes revinrent aux Dojo accompagnées de leurs enfants. Peu à peu, à l’occasion de démonstrations de combats de Naginata ou de combats Kendo contre Naginata, les hommes se rendirent compte de la force de cette arme qu’ils avaient pratiquement oublié, et vinrent peu à peu pratiquer. Sur l’île de Kyushu, le Naginata se rapprocha du Kendo, et peu à peu se répandit dans tout le Japon.
En 1984, le NAGINATA est reconnu Sport National, par le ministère des sports Japonais.
En 2002, le premier championnat du Japon masculin est organisé.
LE NAGINATA (l’arme)
Une arme étonnante, appelée parfois par les premiers voyageurs qui découvrirent le Japon, hallebarde ou faux dressée. De la hallebarde, elle a la longue hampe, mais la lame fixée à son extrémité est plus longue. Par les longues coupes circulaires que décrivaient les guerriers en combattant, la Naginata pouvait aussi faire penser à la faux. Mais la Naginata ne ressemble, en fait, ni à l’une, ni à l’autre : avec sa lame courbe de 50 centimètres, sa longue hampe de deux mètres, terminée par un solide capuchon ou pique métallique, elle est à la fois sabre, bâton et lance, et permet des mouvements d’attaque et de défense d’une extrême variété.